Comment réagit votre cerveau avant le passage à l'action ?

Afin de vous expliquer clairement jusqu'où notre cerveau peut nous empêcher d'agir, je vais prendre un sujet qui concerne tout le monde (et qui n'est pas de l'ordre du développement personnel) la nourriture ! Prise ou perte de poids, comment notre cerveau réagit face à certains stimulis, quels sont les biais ou croyances qui nous empêchent de faire ce qui est bon pour nous. Vous allez voir, c'est très parlant :-)



Oser Être Soi | Calmel Sandrine Coaching

Les neurosciences nous permettent de comprendre et nous explique pourquoi nous ne faisons pas ce qu'il faudrait, dévions de notre objectif et n'arrivons pas à progresser lorsque des sentiments négatifs s'emparent de nous.


Nos pensées automatiques sont plus fourbes qu'on le croit. Vous regardez un menu avec la ferme intention de choisir la salade composée. Vous vous retrouvez, quelques instants plus tard, à mander des frites en vous convaincant que vous les avez méritées après une dure journée. Inconsciemment, vos pensées automatique ont influencé votre choix.


Vous ne vous rendez pas toujours compte de ces pensées fulgurantes. Apparemment logiques sur le moment, elles sont pourtant néfastes. Vos pensées négatives ont un effet direct sur vos actions.


Imaginons que vous avez mangé sainement et atteint votre objectif de nombre de pas quotidien. Vous montez sur la balance : votre poids n'a pas changé. Vous vous dites : "Je le savais. Tout le monde est gros dans la famille, c'est normalement que je sois aussi en surpoids."


Vos pensées automatiques ne vous laissent pas le temps de relativiser et de voir les choses telles qu'elles sont : vous êtes en bonne voie et il arrive souvent de stagner en cours de route. Avec quelques adaptations de vos habitudes alimentaires ou sportives, vous recommencerez à maigrir.


Vos pensées façonnent votre réalité

Des pensées automatiques défilent et aboutissent parfois à des actions positives Mais si elles sont négatives, elles peuvent freiner la perte de poids (dans notre exemple)


Voici des exemples de pensées décourageantes risquant de compromettre un objectif d'amaigrissement, par exemple.

Pensée automatique → "Si je ne perds pas 5 kg ce mois-ci, j'arrête de manger sainement"

Erreur → Raisonner en mode "tout ou rien"

Réalité → Il n'y a pas que le chiffre sur la balance qui compte ; les efforts que vous faites vous procurent d'autres avantages. En vous focalisant sur un objectif chiffré, vous subissez plus de pression et de frustration


Voyons un autre exemple

Pensée automatique → "Pourquoi j'ai mangé cette pizza !? Je vais reprendre tout le poids que j'ai perdu !"

Erreur → Prévoir le pire

Réalité → Il est physiquement impossible de prendre plusieurs kilos en mangeant une part de pizzas


Aller encore un petit pour la route :-)

Pensée automatique → "Je n'ai pas maigri cette semaine"

Erreur → Ne voir que le côté négatif

Réalité → Le poids affiché sur la balance n'est pas le seul élément important. Avez-vous mangé sainement ? Avez-vous bien dormi ? Avez-vous marché chaque jour ?



Nos certitudes alimentent nos pensées automatiques

Un même élément déclencheur provoquera des pensées différentes selon les personnes.

Parfois, il parait impossible de lutter contre les pensées négatives qui nous viennent spontanément à l'esprit : elles semblent beaucoup plus évidentes que les pensées positives qui nous souhaiterions avoir à la place.


Pourquoi ? Parce que les pensées automatiques sont intimement liées à nos certitudes, à ce dont nous sommes absolument convaincus.


Nos certitudes forgent notre identité, notre caractère unique et notre personnalité. Elles sont si profondément ancrées en nous que nous avons du mal à les ignorer.


Elles restent toujours dans un coin de notre tête. Quand un événement se produit, notre cerveau va puiser celle qui devrait le mieux nous protéger.


Nos certitudes ne sont pas des vérités !


Elles sont le fruit des circonstances et expériences vécues depuis l'enfance. Prenons un exemple :

Expérience durant l'enfance → Vous faire remarquer que vous vous resservez beaucoup pendant les repas

Certitude → Je ne peux résister à l'envie de manger

Incidence ultérieure → Prise de poids

Pensée négative automatique → "Je n'arrive pas à me contrôler, j'aurai toujours des kilos de trop"

Réaction → Culpabilité, tristesse et tendance à manger trop ou compulsivement


Ça vous parle ? Dès que l'on prend la nourriture comme exemple, cela parle à plus de moins :-) mais le mode fonctionnement est valable pour tous vos blocages.


Nos certitudes prennent le dessus parce que nous nous les répétons, les justifions et ne les mettons jamais en doute.


Par exemple, si j'ai la certitude de ne jamais réussir à suivre un programme sportif, le moindre embarras viendra renforcer ma conviction. Si j'ai la certitude qu'il faut travailler dur pour gagner beaucoup d'argent .... Vous voyez où je veux en venir ... Continuons avec mon exemple de la nourriture.


Si j'ai la certitude que je dois systématiquement prendre un dessert pour arriver à satiété, je risque de rester sur ma faim.


PENSÉES | Je vais échouer, je ne changerais jamais ➢ ACTIONS | J'abandonne, j'essaierai plus tard ➢ CROYANCES | Je ne suis pas capable, J'en peux plus ➢ PENSÉES | Je vais échouer.....



Il est donc très important d'arrêter avant d'en subir les conséquences

Même les pensées automatiques les plus tenaces peuvent être chassées !



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Pour les vaincre vous devez d'abord les reconnaitre

Comment faire ?


Identifier les émotions désagréables

Dès que vous ressentez une émotion, analysez-la et nommez-la. "Je ressens de la frustration, tristesse, anxiété"

Identifier la pensée qui sous-tend l'émotion

Demandez-vous : "Quelles pensées m'ont fait ressentir cela ?" Exemple de réponse : "Je ne fais jamais rien de bien | Je ne fais aucun progrès"

Identifier le schéma qui se répète

Abandonnez-vous toujours en cours de route | Retombez-vous systématiquement dans vos anciens travers | Vous en prenez-vous souvent à vos proches ? Réfléchissez à vos mauvaises habitudes : découlent-elles de vos pensées automatiques ?

En tirer une conclusion

Notez la dissonance cognitive, votre interprétation biaisée de la réalité. Voyez les choses autrement : si votre meilleur ami avait ce genre de pensées automatiques, que lui diriez-vous ? Vous feriez sans doute preuve de gentillesse à son égard et l'encourageriez. Cela signifie que vous faites preuve d'une attitude négative et d'un manque d'impartialité uniquement envers vous-même.



Vous ne pouvez pas vous empêcher de penser, mais vous pouvez faire en sorte que vos pensées soient positives.


Comment faire ?

  1. Apprenez à questionner vos pensées négatives : "Qu'est-ce qui vient de me traverser l'esprit ?"

  2. Prenez conscience de votre pensée négative : "Cette pensée négative essaie de me mettre des bâtons dans les roues"

  3. Souvenez-vous de votre but : "J'ai envie d'être à nouveau en pleine forme" (dans le cas présent)

→ Essayez de moins penser aux mauvais côtés et de vous concentrer sur ce que vous pouvez faire de bien. Et dites ADIEU AUX PENSÉES NÉGATIVES !




Sandrine Calmel coaching